Commentaires sur : Prolégomènes à une théorie critique de l’accélération urbaine https://crits.ustpaul.ca/raisons-sociales/articles/prolegomenes-theorie-critique-de-lacceleration-urbaine/ Archive Raisons sociales Sun, 09 Jun 2019 13:47:41 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.20 Par : Emmanuel Chaput https://crits.ustpaul.ca/raisons-sociales/articles/prolegomenes-theorie-critique-de-lacceleration-urbaine/#comment-637 Sun, 29 Jun 2014 22:07:41 +0000 https://crits.ustpaul.ca/raisons-sociales/?post_type=articles&p=121#comment-637 En premier lieu, je tiens à vous remercier pour vos commentaires. Je m’excuse du délai de ma réponse. Pour l’essentiel, vos commentaires marquent leur cible et permettrons d’approfondir les réflexions et les questions qui doivent encore être explorées par rapport à une problématique dont j’ai surtout voulu marquer de manière très (peut-être trop) générale l’importance pour la pensée critique contemporaine. Si vous le voulez bien cependant, je me permettrai de répondre à vos (trois) commentaires, sur ce qui, dans le détail me semble sujet à caution dans ce que vous avancez et sur ce les points de mon texte qui m’apparaissent susceptibles d’être malgré tout défendus par rapport à ce vous dites. Ces réponses me permettront (peut-être) de préciser le but de ma démarche.

1) Votre premier commentaire remet en quelque sorte en question la nouveauté ou l’originalité d’une réflexion qui serait par ailleurs déjà pratiquée dans les milieux libertaires que ce soit par des pratiques autogestionnaires ou communautaires. Il y aurait déjà là dites-vous une pratique réflexive critique de l’accélération, pratique qui plus est incarnée dans un espace et un milieu de vie. Sur ce point vous avez parfaitement raison, il existe en effet de nombreuses tentatives de pratique décélérative dont certaines se revendiquent expressément d’une réflexion politique, entendue en un sens non-partisan (ce qui permet d’inclure les initiatives anarchistes dont vous parlez). Bien entendu, l’ambition des Prolégomènes n’est pas d’être originale au sens où elle initierait une réflexion absolument inédite, de nombreux précédents existent et vous avez raison de le souligner. Cependant, il me semble qu’il faut marquer une distinction entre les horizons de réflexion de ce qu’on pourrait nommer le life-style activism libertaire et la TCAU (Théorie critique de l’accélération urbaine). Comme le souligne Rosa, le danger couru par certaines pratiques décélératives (slow-food, simplicité volontaire, etc.) auxquelles il faudrait peut-être ajouter les initiatives libertaires auxquelles vous semblez penser, est le risque de désynchronisation par rapport au type de temporalité dominante qui pourrait tout à fait « s’accommoder » des îlots de décélération politique dans son procès de reproduction, voire d’accentuation. En ce sens, il me semble important de réfléchir le problème à partir d’une grille d’analyse à la fois micro-, méso- et macrosociologique. Autrement dit, là où l’on peut distinguer les réflexions anarchistes que vous décrivez et que je résume grossièrement par l’expression de life-style activism et ce qui fut esquissé dans les Prolégomènes, c’est au niveau de la prise en compte du facteur institutionnel, voire politique en un sens partisan comme condition de possibilité d’une décélération qui ne se limite pas à être l’expression d’une contre-culture ou d’une sous-culture, mais d’une culture comme telle. Autrement dit, c’est la question de l’hégémonie et des instruments de cette hégémonie qui font en sorte que les deux types de réflexion dont vous faites (avec raison) le rapprochement appartiennent néanmoins à deux horizons distincts de la critique du capitalisme. Pour la TCAU, il faut articuler les moyens d’actions pour une décélération du rythme de la vie et une désaliénation des sujets avec une constante prise en compte des rythmes dominants et des leviers susceptibles d’agir sur ces rythmes. Or, il est possible, voire probable que les institutions, y compris les institutions publiques et les organes du politique fassent justement partie de ces leviers qu’une certaine pensée libertaire élimine d’emblée de l’horizon de ses réflexions (à l’exception peut-être de Bookchin si on le considère comme libertaire, mais c’est là une pensée que je connais par ailleurs assez mal et qui serait intéressante à creuser).

2) Pour ce qui est de votre seconde remarque, j’ai tendance à trouver moins grave que vous l’absence de référence au texte « Aliénation et accélération » de Rosa. D’une part parce que l’essentiel de ce qui y est dit se trouve déjà (à tout le moins en germe) dans son livre (par ailleurs plus substantiel) « Accélération » publié à l’origine en 2005. Si Rosa propose de manière plus explicite, dans « Aliénation et accélération », une réactualisation du concept d’aliénation à la lumière de sa théorie de l’accélération sociale, de manière générale le résultat (préliminaire) auquel il aboutit se déduisait déjà de ce qu’il écrivait dans « Accélération ». D’autre part, si je me trouve en effet beaucoup d’affinité avec les positions de Rosa, je m’y suis référé dans les Prolégomènes essentiellement pour situer la thématique de l’accélération sociale. C’est pourquoi je me suis limité à « Accélération » qui expose de long en large ses positions théoriques sur le phénomène central de la modernité tardive. Ce que livre « Aliénation et accélération » à ce sujet n’est qu’un résumé plus bref de ce qui est déjà dit ailleurs par Rosa et ce, avec plus de détails. Autrement dit, j’ai surtout utilisé Rosa comme théoricien de la modernité tardive plutôt que comme penseur critique (bien qu’une telle démarcation abstraite ne se fasse pas sans une certaine violence envers sa pensée), le but étant de tenter de développer une pensée critique, normative et éthique distincte, mais partant néanmoins d’un même cadre théorique. C’est pourquoi j’ai négligé de me référer au texte « Aliénation et accélération » où ce dernier développe, vous avez raison de le souligner, davantage les enjeux pratiques de sa réflexion. Il n’en reste pas moins que comme Rosa l’écrit lui-même, l’écrit « Aliénation et accélération » cherche essentiellement à « préparer le terrain » plutôt que « de proposer une nouvelle version accomplie de la Théorie Critique », il vise donc à ouvrir le débat plutôt qu’à délimiter l’horizon des alternatives. Le but des Prolégomènes était de participer également, bien que de manière différente à cette préparation du terrain pour un renouvellement de la pensée critique en employant peut-être d’autres avenues, d’autres figures et d’autres méthodes que celles de Rosa. Comme « prolégomènes » le texte est de manière essentielle une invitation à réfléchir la problématique de l’accélération urbaine comme point focal de la critique contemporaine, une critique qui est à la fois collective et en constant développement. Ce qui peut parfois revêtir un caractère rhizomatique par les questions et des champs de recherches plus particuliers engendrés par cette problématique plus générale dont le texte se voulait une présentation et non pas une analyse complète et définitive.
Cependant, vous avez raison qu’une confrontation entre les suggestions de Rosa pour renouveler la Théorie critique à la lumière de sa théorie de l’accélération sociale et les miennes (qui pour l’essentielle partent du même point de départ théorique) aurait pu être un exercice fructueux pour la pensée. Mais pour qu’une telle comparaison fût possible, encore fallait-il que je pose les bases d’une approche possible de la désaliénation temporelle (quitte à les réviser ultérieurement grâce à la confrontation fructueuse et le débat) qui puisse se distinguer pour être comparée et n’être par conséquent pas seulement une redite de ce que Rosa propose lui-même.

3) Votre troisième remarque critique qui me semble, si vous me le permettez, la plus riche à explorer et la plus puissante, consiste à souligner un manque essentiel à mon travail, à savoir la prise en compte de ce qu’on pourrait appeler les effets et les biais genrés. L’absence même de référence aux questions féministes et de genre serait en elle-même la manifestation patente du caractère viciée de ma démarche : je serais en train de nier l’existence de l’éléphant dans la pièce. Précisons ; le reproche est double. D’une part je ne prends pas en compte la spécificité du vécu expérientiel des femmes tant par rapport à l’accélération moderne que par rapport au droit à la ville. D’autre part, en ignorant ces spécificités, en omettant de les thématiser, je reproduis un geste qui nierait les différences de genre en rapportant les problématiques abordées par le texte à des figures-types essentiellement masculines. Ce faisant je participerais à la reproduction d’une pensée soi-disant critique, mais qui demeurerait dans les faits non-critique sur un point central, celui des enjeux de genre. En voulant me parer d’objectivité j’adopterais la perspective d’un homme blanc occidental tout en négligeant de prendre cette perspective pour ce qu’elle est, i.e. justement une perspective. Fétichisme du discours objectif… On retombe ainsi dans ce que Horkheimer nommait la théorie traditionnelle, une théorie incapable de se réinscrire dans son contexte historique et culturel et de contextualiser son influence pratique sur ce même contexte. À cette théorie désincarnée et décontextualisée, Horkheimer opposait la Théorie critique qui réfléchissait les conditions de possibilités pratiques de toute théorie à la lumière de son contexte socio-historique. En un sens la Standpoint theory féministe poursuit et développe dans cette lignée une réflexion sur le rôle que jouent notre situation dans le monde et notre condition déterminée sur notre manière de théoriser une problématique, sur les conditions et les conséquences pratiques d’une telle thématisation. De sorte que je ne peux pas faire abstraction de ma condition d’homme blanc occidental dans ma construction d’une TCAU pour prétendre adopter le point de vue de l’universalité indifférenciée. Comme vous avez raison de le faire remarquer, cet aspect réflexif est largement absent des Prolégomènes. Cela se manifesterait selon vous notamment par une absence de référence à des figures féminines tant au niveau des références (bibliographiques) qu’au niveau du contenu (j’aborderais l’accélération urbaine qu’à partir de figures essentiellement masculine comme LE flâneur, LE blasé, etc.).
Sur le premier aspect de votre critique, à savoir l’absence d’une réflexion explicite sur les enjeux de genre et la place des femmes dans la Théorie critique (et plus particulièrement la Théorie critique de l’accélération urbaine) ce que vous dites est tout à fait primordial. On ne peut développer aujourd’hui une pensée critique sans prendre en compte les enjeux de genre. D’autant plus que comme l’écrivait Marx en reprenant une idée de Fourier (pardonnez-moi ici encore de me référer à des hommes) : « Le degré d’émancipation de l’homme se mesure à l’aune du degré d’émancipation de la femme ». Autrement dit, le niveau d’émancipation sociale se mesure toujours par rapport aux groupes sociaux les plus structurellement défavorisés et non à l’aune des conditions de vie des groupes prédominant sur un plan tant socio-économique qu’idéologique. En ce sens, il m’apparaît effectivement nécessaire de réfléchir l’accélération urbaine à la lumière des questions de genres et plus largement des réflexions féministes. À ce sujet je vous remercie pour vos références qu’à ma grande honte, j’ignorais totalement. Ceci étant dit, il me semble que l’absence de réflexion poussée sur le rapport entre genre et accélération dans un contexte urbain peut s’expliquer par le caractère très (peut-être trop) général de mon texte. J’admets que l’absence quasi-totale de références aux questions féministes et aux questions de genres est impardonnable et qu’il constitue un travers par trop répandu dans les sphères intellectuelles et/ou académiques où l’on assiste trop souvent à une division sexuelle du travail intellectuel. Cependant, il me semble que la question du rapport entre le genre et l’accélération urbaine, tout comme le rapport entre mondialisation et accélération urbaine que j’évoque en conclusion sont en quelque sorte des problématiques particulières de ce champ possible de recherche qu’est la Théorie critique de l’accélération urbaine. Ceci ne veut pas dire que ces problématiques particulières sont secondaires (c’est en fait tout le contraire), mais seulement qu’elles méritent un travail de recherche substantiel, travail que je ne suis présentement pas apte à réaliser de par mon peu de connaissance sur ces questions et ces enjeux. D’autre part, si une théorie critique aujourd’hui ne peut pas faire l’économie d’un examen approfondi des questions de genre et de féminismes, le but des Prolégomènes, comme je l’ai déjà écrit plus haut, n’était pas tant de poser une théorie critique que d’esquisser une problématique. Le but n’était donc pas d’établir de manière exhaustive l’ensemble des domaines d’études, niveaux d’analyse ou champs de recherche en liens avec cette problématique, mais plutôt de souligner l’importance de la problématique de l’accélération urbaine et de l’aliénation temporelle pour inviter à une réflexion critique plus large. Ce dont je me rends compte cependant grâce à votre critique, c’est de mon incapacité à voir et souligner d’emblée et de manière explicite l’asymétrie au niveau de l’aliénation temporelle et de l’accélération urbaine qu’il peut exister de manière structurelle entre les genres.
Sur ce, j’en viens ainsi au second aspect de votre critique (pro-)féministe des Prolégomènes selon laquelle le Théorie critique que j’esquisserais serait en fait pour l’homme et occulterait complètement les femmes ; que les figures-types qui sont décrites dans le texte ne seraient (sans surprise) que des hommes. À ce sujet, il me semble que vous vous méprenez sur mon propos. Tout d’abord, contrairement à ce que vous pensez je ne parle pas de l’homme-blasé, de l’homme-flâneur ou de l’homme-névrosé. Ces figures n’ont rien de spécifiquement masculin et revêtent au contraire un caractère générique. Comme figures-types elles se situent à un niveau d’abstraction et de généralité qui se situe en-deçà des différences de genre. Il est d’autant plus malheureux que, pour une raison que j’ignore, les figures évoquées par le texte et que vous associez à des figures masculines qui étaient, dans le texte original, entièrement féminisées (justement pour souligner le caractère générique et spécifiquement non genré de ces figures) n’apparaissent pas comme telles dans le texte tel que publiée. La confusion aurait peut-être son origine toute bête dans un simple réajustement éditiorial. Votre second argument pour affirmer que mon texte expose dans les faits une théorie critique foncièrement pour les hommes, consiste à dire qu’elle s’appuie essentiellement sur des références masculines. Ici il me semble semble que vous commettez un saut logique et passez sans démontrer la nécessité de ce passage d’un fait objectif (il y a plus de références bibliographiques à des auteurs qu’à des auteures) à une hypothèse spéculative et normative (l’écrivain et l’écrivaine écrivent pour eux-mêmes). À la lumière de la Standpoint Theory féministe, je conviens avec vous que l’on écrit à partir d’un point de vue hérité de notre genre, de notre milieu, de notre race, de notre classe, etc., mais cela n’équivaut pas à dire que l’on écrit pour notre genre, notre race, notre classe, etc. La démonstration que la TCAU qui s’appuie sur des auteurs comme Simmel, Marx, Benjamin et Rosa – dont les positions par rapports aux mouvements féministes de leur époque respective sont loin d’être rétrogrades – est foncièrement pour les hommes (et implicitement contre les femmes, comme vous le suggérez) reste, pour être convaincante, à faire. À cet égard, une analyse purement quantitative des références, sans égard pour un examen qualitatif des points de vue et des perspectives défendus par ces auteur-e-s référencé-e-s sur les enjeux de genre me semble un tant soit peu limité. C’est pourquoi, comme je l’écrivais plus haut, il me semble qu’une analyse pertinente du rapport entre enjeux de genre et accélération urbaine exigerait un travail approfondi d’examen et de réflexion. C’est en ce sens, il me semble, qu’on ne peut conclure presqu’a priori, qu’en fonction des auteurs évoqués, la TCAU est de facto pensée pour les hommes et incapable de prendre en compte les enjeux de genres et le point de vue des femmes par rapport à un phénomène central de la modernité tardive. À ce titre les références que vous donnez peuvent s’avérer précieuses.
En somme, les Prolégomènes constituent un travail encore en friche qui tient d’avantage du projet en cours que de la théorie adéquatement balisée. Vos commentaires en ce sens montrent à quel point de nombreuses questions restent encore à être travaillées et réfléchies dans le domaine de l’accélération sociale et urbaine. Pour cela (et pour l’attention que vous avez porté au texte) je vous remercie, vos commentaire m’ont grandement fait réfléchir sur la portée et les manques à comblés de la TCAU.

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Par : Lauran Ayotte https://crits.ustpaul.ca/raisons-sociales/articles/prolegomenes-theorie-critique-de-lacceleration-urbaine/#comment-354 Wed, 16 Apr 2014 02:42:21 +0000 https://crits.ustpaul.ca/raisons-sociales/?post_type=articles&p=121#comment-354 Trois réactions à la lecture
Peut-être ai-je arrêté de lire durant les trente dernières années le développement des pensées et des pratiques anarchistes tel que les lieux de travail autogérés ou encore les squats, mais il me semble que ce que ces personnes pratiquent et pensent (sans être des phénoménologies dans chacun des zines) s’articule déjà dans une perspective du flâneur ou encore du blasé et même dépasse avec une acuité plus perçante les tensions montrées dans votre propos : ces personnes agissent et me semble concrètement être l’une des formes de résistance qui exprime cette capacité de réagir après la « souffrance constituant un impératif au changement [et] un certain regard permettant d’envisager des chemins de traverses et de sorties ».

Je m’étonne de l’absence (grave) d’Aliénation et accélération Vers une théorie critique de la modernité tardive qui aurait pu venir mettre à l’épreuve encore plus la limite du flâneur et de sa posture de distanciation. Il me semble que cette distance n’est pas possible et qu’elle participe de la lente défaite (et paradoxalement peut-être les seuls lieux de potentielles résistances) telle que le propose Rosa notamment avec les espaces de décélération oppositionnels et idéologiques.

Finalement, mais cela est probablement dû au problème de la langue et de votre formation philosophique qui nous (car je ne peux m’en exclure) fait oublier certains éléments critiques au profit de l’autre. Votre théorie critique est (sans surprise) une théorie critique pour l’homme dans l’urbain. Évidemment, vos sources ne parlent que d’homme (blasé/névrosé/flâneur). Lorsque vous abordez la rencontre des hommes et de l’argent et de sa médiation dite ‘objective’. On se souviendra que la ville est construite et théorisée par et pour les hommes. On vous concèdera qu’il n’était pas possible de déformer la pensée de l’auteur. Toutefois, il ne s’agit pas d’une justification suffisante pour négliger une posture critique sur cet aspect. On remarquera qu’heureusement, pour la forme, une source (peut-être est-ce déjà trop…pardonnez le sarcasme) provenant d’une femme pour 40 d’homme. Cela inquiète quant au champ théorique qui semble dominé et le mot n’est pas trop fort ici, par des hommes. Quelques pistes de lecture que j’aimerais explorer (car je n’ai pas tout lu, soyons honnêtes) et qui vous intéresseront sans doute :
Coutras, Jacqueline. 1996. Crise urbaine et espaces sexués. Paris: Armand Colin.
Jarvis, H., P. Kantor et J. Cloke. 2009. Cities and gender. London: Routledge.
Massey, D. 1994. Space, Place and Gender. Cambridge: Polity Press.
McDowell, Linda. 1999, Gender, Identity and Place : Understanding Feminist Geographies. University of Minnesota Press

Ceci dit, le texte est appréciable. En ce sens, il montre un beau cas d’application de l’accélération chez Rosa. J’espère de futurs développements notamment sur le problème de la mondialisation qu’effectivement, Rosa développe peu. Il y a aussi une facette de Rosa qui pourrait être développée pour poursuivre votre esquisse : le problème de l’accumulation des moyens de production, du capital et des pouvoirs des conditions matérielles d’existence, mais aussi des conditions symboliques et temporelles et spatiales d’existence dont l’accélération n’en est que la constatation.
Il reste encore beaucoup de boulot à faire…Et peut-être devrais-je écrire un texte pour sortir de mon propos hermétique. Au plaisir de vous lire.

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